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LA DANSE DANS LE PROCESSUS THERAPEUTIQUE
FONDEMENTS OUTILS ET CLINIQUE EN DANSE THERAPIE
Benoit Lesage
DEMARRAGE DE LA FORMATION
DU 16 AU 20 MARS A MONTPELLIER
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PRÉSENTATION :

Ce livre est né d'une double exigence : d'une part clarifier un parcours personnel qui va de la médecine à la danse, puis vers la psychomotricité, m'entraînant au passage dans la nébuleuse des pratiques dites psychocorporelles (eutonie, Feldenkrais, mais aussi le taï-chi-chuan, le yoga…); d'autre part interroger la danse-thérapie à partir de la corporéité. Quels sont les fondements et enjeux d'une mise en jeu du corps, de ses structures, d'une invitation à la danse, et comment cet ancrage dans les "matières du corps" peut-il nourrir la relation, mobiliser l'imaginaire, aboutir à une mise en forme, une expression éventuellement artistique ? C'est donc la notion d'étayage entre niveaux –somatique, émotionnel, imaginaire, symbolique- qui est centrale dans cette recherche. Il s'agissait aussi d'envisager l'art-thérapie à partir de ce point de vue transversal, sans réduire l'art à une visée instrumentale (l'art est communication, entend-on dire souvent…), mais en lui conservant au contraire sa fonction instauratrice et transcendante. La première partie est un parcours transdisciplinaire qui puise à l'anthropologie, l'esthétique, mais aussi l'anatomo-physiologie, la cinésiologie, la psychomotricité; la seconde partie pose les outils et axes de travail d'une danse-thérapie clinique. J'ai sollicité des danse-thérapeutes pour évoquer précisément leur pratique auprès de populations diverses (handicap, autisme, psychose, anorexie, adolescents en difficulté…) et exposé le détail d'expériences intégratives qui décrivent des parcours entre matière du corps et création artistique.
A la croisée des chemins, la danse-thérapie a quelque chose à voir avec l'art-thérapie, les thérapies à médiations corporelles, la psychomotricité… C'est dire sa richesse et sa complexité! Comme la chauve-souris de la fable de Lafontaine, elle n'est pas tout à fait ceci , tout en étant un peu cela... Si la danse est par essence mouvement, peut-on espérer mobiliser quelque chose du sujet en le faisant entrer dans la danse ?
Nous posons ici que la danse n'est pas thérapeutique en elle-même –pas plus que l'art ou la parole-, mais que c'est bien le dispositif dans lequel elle s'inscrit qui peut lui conférer cette vertu. Encore faut-il qu'il se fonde sur les spécificités de la danse, pour ne pas réduire la danse-thérapie à une vague activité d'expression et de communication.
Or la première caractéristique de la danse est bien d'avoir comme médium le corps. Pour saisir les enjeux de la danse-thérapie, il peut dès lors être utile d'examiner comment ce corps vient à l'existence, comment il s'édifie, pour constater que le sujet se construit du même coup, et avec lui l'espace, le temps et les nuances de la présence qui fondent la relation et les interactions.
Evoquer la danse, c'est aussi sonder les structures du mouvement, les lois de expressivité corporelle, qui, surtout si l'on y adjoint le point de vue de l'esthétique, donnent la mesure et les enjeux de la danse-thérapie. Ce parcours interdisciplinaire nous ouvre aux questions cliniques abordées ici en relation avec diverses populations : psychose, polyhandicap, troubles du comportement et de la communication, autisme, anorexie, handicap sensorimoteur…
Enfin, la pratique en danse-thérapie ouvre aussi le champ de la créativité et surtout de la création; création de soi, cristallisée dans le geste et les chorégraphies qui s'ébauchent, et s'inscrit dans une dynamique groupale qui contient, canalise et amplifie tout à la fois.
En deçà des enjeux cliniques et thérapeutiques évoqués ici, la danse-thérapie hérite de la danse la faculté essentielle et fondatrice de convier les hommes à partager le rythme, les images, le plaisir sensoriel et parfois sensuel, en puisant aux mémoires individuelles et communautaires. Cet ancrage immémorial dans les mythes et dans l'enfance en fait une source joyeuse qui peut remettre en marche le sujet… pas à pas.
PUBLICS INTERESSES:
Professionnels de la relation d'aide qui recourent à la médiation corporelle et/ou artistique : psychomotriciens, psychologues, psychiatres, art-thérapeutes, éducateurs… Enseignants et pratiquants d'une technique corporelle et/ou d'expression qui souhaitent élargir la compréhension de leur pratique, faire des liens avec le domaine psychique ou vers la relation d'aide : danse, théâtre, cirque, techniques psychocorporelles ou de conscience du corps (eutonie, Feldenkrais, Alexander, yoga, BMC, kinésiologie, tai-chi-chuan…).
Benoit LESAGE : Docteur en Sciences Humaines, médecin, danse-thérapeute. Chargé de cours à Paris-VI (cursus de psychomotricité). Après avoir dansé et dirigé une compagnie de danse contemporaine au sein de l'université de Reims, puis occupé des fonctions de Maître de Conférences à la faculté des sports, il se consacre à la danse-thérapie, essentiellement en institution auprès de personnes handicapées, et à la formation professionnelle.
SOMMAIRE :
1° PARTIE / STRUCTURES DU CORPS ET DU MOUVEMENT : CONSTRUIRE LA DANSE, ENJEUX ET IMPLICATIONS
I LA CREATION DU CORPS
1. Des limites fluctuantes
2. Le sens de soi : un travail "d'approprioception"
3. Le travail du bébé
Limite et contenance
Fonction tonique
4. Construire le tonus
Sortir de l'im-posture
Modulations du geste
5. D'ici à là... Naissance de l'espace et du temps.
6. L'Imaginaire : du Corps-Ecran au Corps-Ecrin
7. La danse et l'ordre du corps
II LES STRUCTURES DU CORPS
1) LA TABLE DES MATIERES DU CORPS
1. L'os ou le solide et les directions
2. S'articuler
3. Le muscle et la manifestation
4. La peau comme interface
5. Les organes : une profondeur remuante
2) LA CONSTRUCTION TONICO-POSTURALE : LES CHAINES MUSCULAIRES
1. La centration et l'ancrage
2. La confrontation
3. L'axialité
4. Eclosion et dynamique
5. La structure de préservation / intériorisation
6. L'expansion et le contact
3) EQUILIBRE ET DYNAMIQUE
Une grille pour la danse-thérapie
Les structures du mouvement : les schèmes
III L'EXPRESSIVITE DU GESTE :
POUR UNE LECTURE PSYCHODYNAMIQUE DU CORPS
1. Les facteurs du mouvement : dynamique, espace et temps
2. Les flux toniques et posturaux
3. Le poids
4. Les valeurs expressives de l'espace
La géométrie de l'espace
Les niveaux
Directions et plans
L'espace d'investissement personnel : la kinesphère
direct / flexible (indirect)
Central / périphérique et se propulser / atteindre
5. Valeurs expressives du temps
6. Les dynamiques du mouvement
7. Gesticulation et gestation du sens
IV L'APPROCHE ESTHETIQUE : POUR UNE ART-THERAPIE POIETIQUE
1. L'art comme instauration et individuation
2. Formes primaires et secondaires
3. Le jeu des formes primaires en danse
4. Les affects de vitalité
5. créer de nouvelles catégories
2° PARTIE / LE CADRE ET LES OUTILS EN DANSE-THERAPIE
I/ CADRE ET DYNAMIQUES DU GROUPE EN DANSE-THERAPIE
1. Le groupe comme matrice
2. fonctions et rôle du danse-thérapeute : le cadre et le dispositif.
Rôle et fonction
Le cadre et le dispositif en danse-thérapie
Fonctions des consignes : le code fonctionnel
Les niveaux relationnels
3. La dialectique sujet / groupe
Participer
Etre enveloppé, être porté
Se présenter au groupe / être magnifié
Co-exister et co-opérer
Se différencier
4. Les énergies du groupe : la logique des chaines musculaires
5. Formes groupales
II/ RYTHME
1. Rythmer, une façon d'être
2. Fondements anthropologiques
3. Scansion du corps et tension du silence
4. La dialectique des opposés : de soi-même au soi-autre
III/ AXES DE TRAVAIL ET OUTILS REPERABLES EN DANSE-THERAPIE
1° l'édification du corps
L'instauration des limites et la densification interne
La dialectique rythmique dedans/dehors
La modulation tonique
La dialectique poids / soutien / appui
Posturation
L'édification tonico-posturale : le jeu des chaînes musculaires
Les coordinations de bases : mise en place des schèmes de mouvement
2° La construction et l'expressivité du geste
L'usage du corps
L'expressivité : psychodynamique du geste
3° L'étayage psychocorporel
L'espace-temps
La rythmisation
Jeu symbolique, présentation, représentation
Intégration psychique
L'instauration d'une mémoire
4° L'axe relationnel
L'accordage tonico-postural
Niveaux et matrices relationnels
Dynamiques de groupe
Les positions sujet / groupe
5° La mise en forme : pour un axe poïétique
3° PARTIE PRATIQUES EN DANSE-THERAPIE
I) CLINIQUES SPECIFIQUES
1) Danse-thérapie et dialogue corporel : rencontre avec des enfants et adolescents polyhandicapés (B. Lesage)
2) Une expérience de danse-thérapie avec des adolescents autistes (Laurence Auguste).
3) Proposer des séances de danse-thérapie à des adolescents mentalement handicapés (Claire Dubugnon)
4) Psychose et adolescence : Angélique et Pierre (Catherine Yelnick)
5) De la différenciation à l’individuation… Approche transculturelle par la danse-thérapie
d’un groupe thérapeutique de jeunes enfants psychotiques (Claire Bertin)
6) Danse-thérapie avec des adolescents porteurs d’un handicap mental (Y. Dhaese)
7) Dialogue corporel et danse-thérapie avec des personnes déficientes visuelles et mentalement handicapées : un processus psychocorporel au long cours (Anne-Flore Devez)
8) Le retour du Soi dans le corps : la danse-thérapie dans le traitement multiple de l'anorexie mentale (Enzo Bellia)
II) EXPERIENCES INTEGRATIVES
1) Un parcours a travers les matières du corps : Entre peau et squelette
2) Espaces d'histoires
3) Les statuettes
4) Rencontre autour d'un tableau
CONCLUSION : des danse-thérapies et des danse-thérapeutes…
ANNEXES
Annexe 1 : Les danse-thérapie instituées : repères chronologiques et filiations
Annexe 2 : La Laban Movement Analysis (éléments)
Annexe 3 : Glossaire spécifique des méthodes de travail corporel citées dans l'ouvrage
Annexe 4 : La synergie musculaire entre diaphragme, transverse de l'abdomen et psoas.
Annexe 5 : Les chaînes musculaires et articulaires selon la systématisation de G. Struyf
Bibliographie générale
Extraits :
Questions préalables… (Introduction générale)
Peut-on soigner avec la danse ? Quelle place lui donner dans une dynamique thérapeutique? Mobilise-t'elle quelque chose au niveau psychique, ou faut-il invoquer le plaisir et le bien-être qu'elle procure, et qui, diront certains, ne peut que faire du bien…? De là à lui attribuer des vertus curatives, tout au moins préventives, le pas est vite franchi. Or, ainsi posé, le débat est d'emblée faussé. S'il n'y a pas de mal à se faire du bien, l'action thérapeutique ne se réduit certes pas au plaisir. Il nous faut chercher en amont des retombées émotionnelles immédiates d'une pratique, pour en cerner les enjeux et les fondements.
Le terme même de danse-thérapie sous-entend le recours à la danse dans une visée thérapeutique et pose de façon plus large la question de la place de la danse dans un processus thérapeutique. La danse-thérapie se réfère à la danse, donc au corps et à l'art. Or, l'art en lui-même n'est pas thérapeutique, pas plus que la danse ou le travail du corps. L'histoire est là pour nous montrer que nombre d'artistes, de danseurs, et de travailleurs du corps ont vécu dans la pathologie. On en dira d'ailleurs autant de la parole : parler, en soi, ne soigne pas. En revanche, le dispositif dans lequel s'inclue la parole peut être thérapeutique, pour peu qu'il permette au sujet une élaboration psychique dans un cadre qui permet et gère les transferts et contre-transferts. L'art, la danse, le travail corporel, sont de formidables mobilisateurs psychiques, mais cela ne suffit pas à déclarer thérapeutique toute leçon de danse ou de travail psycho-corporel. Il nous faudra donc commencer par préciser en quoi la danse mobilise la sphère psychique, par quels outils et selon quelle spécificité. Dans la première partie, c'est au matériau même de la danse que nous nous adresserons, à savoir le corps, avec le cortège de questions qui surgissent immédiatement : qu'entend-on par corps, comment se construit-il, quelles sont ses structures, dont dépendent les structures du mouvement ? Si la danse est une expression, quelles sont les règles de cette expressivité? En quoi le fait qu'elle soit un art nous intéresse t'il ici, et qu'entend-on par art ? En pratique, la danse est le plus souvent activité de groupe, tout au moins dans le champ de l'art-thérapie. Cette spécificité groupale a son importance et il faut la considérer en tant que telle. De ce tour d'horizon se dégagent des axes de travail et des outils qui feront l'objet de la seconde partie, après quoi nous pourrons envisager des pratiques cliniques rapportées à des populations précises. Il me semble important en effet de décrire ce qui se fait et de ne pas en rester au niveau des théories. Que fait-on au juste en face de populations psychotiques, autistes, polyhandicapées, mal-voyantes, d'adolescents instables… ? Plusieurs praticiens ont accepté de prendre le risque de présenter leur pratique clinique, et il faut saluer ce saut dans l'arène.
D'une façon générale, je m'efforce d'être concret, et de décrire précisément nombre de propositions de travail. Il ne s'agit cependant pas d'un manuel pratique de danse-thérapie, et bien des explorations sont passées sous silence, ne serait-ce que parce que l'écrit ne peut rendre compte d'une pratique vécue et sentie.
Ce travail ne prétend pas livrer les clés de la danse-thérapie. Il se réfère à un parcours personnel, une somme d'expériences singulières que je tente de relier en me référant aux sources théoriques et cliniques rencontrées en chemin. Je suis convaincu qu'à peine ce texte sera t'il paru, m'apparaîtront d'autres éléments et surgiront d'autres rencontres et expériences qui nuanceront les conclusions présentées ici. Comme l'image du corps, la théorie se fait et se défait sans cesse, elle est un flux, et vouloir la fixer serait vaniteux. Nulle prétention exhaustive donc, ni scientifique, ce qui n'empêche pas d'être rigoureux. J'ai quitté l'université et l'univers de la recherche pour me tourner vers la clinique, non pas par mépris d'une pensée expérimentale, mais parce qu'il faut bien choisir une orientation, et qu'il me semble que la statistique et les diagrammes ne sont pas encore à l'ordre du jour. Je me suis attaché cependant à citer mes sources, à les vérifier autant que faire se peut, à enchaîner les concepts en ponctuant les changements de niveaux, à différencier les champs de pensée. Ce marquage des territoires n'interdit pas les liens, bien au contraire. J'ai été élevé universitairement –si j'ose dire- par deux directeurs de thèse à l'esprit large et éclectique[1], qui savaient travailler scientifiquement, sans s'enfermer dans le dogmatisme, et qui n'ont jamais confondu le scientifique et le vrai. Nous examinons des phénomènes humains, donc complexes, et il faut accepter cette frange d'incertitude liée au subjectif, ce qui là encore n'interdit pas la rigueur.
Le parti-pris philosophique est phénoménologique : au pourquoi, on préfèrera ici le comment, cherchant à saisir en quoi le corps, la danse, l'art, sont des modalités particulières de l'être-au-monde, comment nous sommes sujets partie prenante de l'expérience, entrelacés aux choses du monde. Binswanger insistait sur la transcendance comme projet corrélatif du monde et de soi, et en fait de soi dans le monde. L'homme, dit-il, au contraire de l'animal qui est lié à son milieu et à son plan d'édification, contient d'innombrables pouvoir-être, et même a son être dans ce pouvoir-être multiple[2]. Dans cette perspective, la pathologie est une flexion ou une restriction du flux soißàmonde. Nous chercherons en danse-thérapie à restaurer ou instaurer cette implication et cet entrelacement du sujet avec le monde, par la médiation du corps mouvant et sensible. Cette position phénomènologique interdit au danse-thérapeute de se considérer comme rééducateur. Il doit forcément lui aussi, et je dirais même d'abord, s'impliquer. Je pose donc pour le danse-thérapeute l'exigence d'un dialogue corporel, une expérience partagée qui l'interpelle lui aussi, tout autant que ses patients ou élèves.
La notion de structure est donc à la base de ce travail, de même que celle de circulation entre des niveaux d'organisation. On peut distinguer trois sphères essentielles :
- la sphère somatique, avec une table des matières du corps, un agencement anatomo-fonctionnel, qui débouche pour nous sur un usage du corps.
- La sphère psychique, avec ses aspects affectif, imaginaire, symbolique, et que nous pousserons jusqu'à un niveau de mise en forme et d'expression poïétique, c'est à dire créateur.
- La sphère énergétique qui sera à peine mentionnée ici.
Ces trois sphères résonnent entre elles, mais ne se confondent pas. Prétendre que travailler sur le corps entraîne ipso facto un travail psychique relève de l'utopie. Il suffit de fréquenter les cercles de travail psychocorporel ou énergétique pour s'en convaincre. En termes triviaux, on peut dire que si tel était le cas, cela se saurait et se verrait. La question est au fond beaucoup plus complexe et passionnante : à quelles conditions un travail corporel et/ou énergétique étaye t'il un travail psychique ? La réciproque est vraie : il n'est pas rare d'observer des réaménagements somatiques lors d'une psychothérapie ou analyse. J'espère en abordant les niveaux structurels dans la première partie contribuer à répondre partiellement à ces questions.
En cette matière il est prudent de partir des faits d'expérience et des éprouvés, et d'y revenir sans cesse. Beaucoup de ces éprouvés m'ont été donnés lors d'un travail auprès de divers enseignants représentant des écoles constituées ou ouvrant leur propre voie. Je m'efforcerai donc de citer d'où me viennent certaines pratiques évoquées dans le corps du texte. Le domaine du psychocorporel regorge de méthodes et il s'en crée sans cesse de nouvelles. Il ne m'est pas apparu indispensable d'en ajouter une de plus, et de l'affubler de mon nom... Je me réfère à quelques grands courants historiques qui ont fait leurs preuves (eutonie, Feldenkrais, Matthias Alexander, Laban-Bartenieff, Body Mind Centering[3]…) sans m'en faire l'apôtre. D'autres s'en chargent. Bien malin et surtout bien inculte qui peut prétendre inventer quelque chose en cette matière! Tout au plus peut-il redécouvrir, ré-arranger les choses, relire et re-lier de façon originale ce qui de toute évidence appartient à un patrimoine transculturel et transgénérationnel.
Ce travail se veut donc être la cristallisation éphémère d'un instant au sein d'un flux, animé par le désir de poser des jalons. Il est comme une danse : un voyage entre deux états.
Enfin, j'ai définitivement abandonné le nous pompeux, d'usage dans certaines sphères. Le nous, affirme Benveniste, est une dilatation du je. Soucieux d'échapper à cette enflure, et espérant m'adresser au delà des cercles universitaires, j'en reste à l'emploi du je, assumant ainsi de la façon la plus simple la responsabilité de mon propos.
Voir l'ouvrage
[1] Et je leur rends hommage ici : le Pr J. Rivolier et Mme M. Arguel
[2] BINWANGER L (1970) Analyse existentielle et psychanalyse freudienne; Paris, Gallimard (Tel 56), 1° ed 1947.
[3] Un glossaire spécifique en annexe situe rapidement ces approches les unes par rapport aux autres.
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