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L'exercice physique

L’exercice physique :
Une technique naturopathique Majeure

La tradition naturopathique nous enseigne que pour vivre mieux et plus longtemps, nous faisons appel à 3 techniques dites majeures, et de nombreuses techniques mineures . Les techniques majeures sont l’alimentation, l’exercice physique et l’équilibre psychologique ; Elles sont appelées majeures car elles permettent plus facilement que les techniques dites mineures, de modifier un tempérament en profondeur. C’est à dire de transformer radicalement le corps  ainsi que sa réactivité à l’environnement. Les techniques mineures sont principalement la phytothérapie, l’hydrothérapie, le pranayama, les compléments alimentaires, les massages, l’aromathérapie, l’énergétique, etc. Elles sont appelées ainsi car si elles présentent une efficacité réelle dans telle ou telle maladie, ou sur tel terrain particulier, elles ne peuvent que difficilement modifier un tempérament en profondeur (sauf exception) . Parmi les 3 techniques majeures, si on parle abondamment dans tous les médias des bienfaits de l’alimentation et de l’équilibre psychologique, l’exercice physique semble quant’ à lui le grand délaissé de nos lectures et … de la pratique quotidienne, pour beaucoup d’entre nous ! L’exercice physique nous dynamise sur les plans physiques, énergétiques et psychologiques : « Mens sana in Corpore sano » disait la tradition grecque .  Pratiquement tous les domaines de la santé sont concernés par l’exercice physique, qui possède un rôle préventif fondamental et dûment constaté : il prévient la survenue de nombreuses maladies, et facilite la guérison de quantité d’autres . Depuis 15 ans, à l’heure de la médecine fondée sur les preuves, le bon sens commun qui veut que l’exercice soit bon pour la santé est actuellement prouvé en long, en large et en travers . Tout récemment, le « New England Journal of Medecine » publie une étude en ce sens, effectuée sur 6.213 individus suivis pendant 6 ans, et conclue : « L’aptitude maximale à l’exercice physique est la meilleure valeur pronostique sur la mortalité (toutes causes confondues), que tout les autres facteurs de risques » . Cela signifie que les facteurs de risque de mortalité majeurs que sont notamment l’âge, le tabagisme, l’hypertension artérielle et le diabète, arrivent difficilement à entamer les bienfaits de l’aptitude à l’exercice physique ! Même en sachant que la capacité d’effort maximale diminue de 1 % par an à partir de 30 ans, cette aptitude à l’exercice physique annonce plus facilement un bon pronostic vital que l’âge lui-même !! Les assurances américaines, bien connues pour tout calculer, ont fait une étude économique extraordinaire, folle et surprenante au pays de la démesure : compte tenu des coûts exorbitants liés aux maladies cardio-vasculaires, il serait rentable à ces assurances de payer 5 dollars de l'heure leurs sociétaires à marcher ou à faire un footing léger une fois par semaine : leurs frais de maladie seraient diminués de façon suffisamment économique !!, Et cela serait même encore rentable en tenant compte du coût des accidents liés à la pratique du sport (entorses, ... ), et en payant les chaussures usées !!!

L’exercice physique réduit les risques d’obésité

L’activité physique stimule l’utilisation par le muscle du glucose et des acides gras .Quand l’effort est bref et intense comme dans les sports de résistance, c’est le glucose qui est brûlé en priorité ; Et quand l’effort est prolongé, ce sont les acides gras qui seront brûlés préférentiellement ; Ainsi, pour favoriser la perte de poids, il faut privilégier les sports d’endurance .Mais attention, la perte de poids ne se réalisera pas dès les premiers entraînements : plus on est régulier dans la pratique d’un sport, plus sa pratique sera efficace sur l’amaigrissement ; Cela étant lié à deux raisons :

-     Tout d’abord, un muscle non entraîné a tendance à épuiser en priorité les réserves de glucose, alors que des muscles régulièrement entraînés utiliseront plus facilement les acides gras, facilitant l’amaigrissement .
-     Ensuite, plus on aura de masse musculaire, plus notre dépense énergétique au repos sera importante : Le métabolisme de repos représente 75% de la dépense énergétique totale d’un organisme ; Or, il est lié à 80% à la masse maigre, musculaire . Donc plus on pratique une activité physique, plus on développe sa masse musculaire, plus on augmente son métabolisme.Pratiquer du sport facilite donc l’amaigrissement, même au repos !

Aparté : Le métabolisme de base correspond à la quantité de calories qui est brûlé chaque jour par un organisme au repos complet toute la journée : cette dépense énergétique minimale correspnd environ à 1200 calories, mais est variable selon les individus et selon le sexe . Globalement, cela correspond au fait de brer environ 200 gr de tissus adipeux (100 gr d’huile pure contiennent 900 calories)
       
A ce propos, cette notion explique que le fait de suivre un régime amaigrissant sans pratiquer d’exercice physique va aboutir à un palier incompressible : quand on maigrit dans ces conditions, il y a fonte de la masse grasse certes, mais aussi de la masse musculaire. Or, la perte de masse maigre s’accompagne d’une diminution de la dépense énergétique : plus on maigrit, moins on dépense d’énergie, donc moins on en dépense, moins on maigrit ! Il faut donc pour perdre encore du poids, manger encore moins, et de palier en palier, on perd de plus en plus de muscle, on s’affaiblit et il faut encore manger de moins en moins pour continuer à maigrir … Un aparté en forme de scoop : l’épidémie de surpoids constatée au cours des 30 dernières années, est associé à une diminution de la ration calorique globale ! Comment ce paradoxe peut-il être expliqué ? Comme vous avez pu le deviner, cette épidémie d’obésité est causée par la sédentarité : statistiquement, elle est directement reliée au nombre de voitures par foyer et au nombres d’heures passées devant la télévision ! Conseil pour maigrir : revendez votre voiture et votre télé ! 

Activités et dépense énergétique :

-  Rester allongé sans rien faire correspond à une dépense de niveau 1

-  Regarder la télévision assis correspond à 1,3

-  Travailler en position assise permet une dépense de niveau 1,5

-  Jouer à un jeu vidéo stressant : 1,8

-  Travailler en position debout : 2,2

-  Pratiquer un exercice d’endurance (footing, …) : 3 à 3,5

-  Pratiquer un exercice intense : 4 à 4,5
  
Ainsi, la sédentarité favorise la prise de poids, même si on mange moins qu’avant ; Afin de garder un poids idéal, il est en fait tout aussi efficace de réaménager sa vie quotidienne : prendre moins souvent sa voiture, ou s’arrêter un peu plus loin de son lieu de travail, regarder moins souvent la télévision, monter l’escalier au lieu de prendre l’escalator ou l’ascenseur, faire ses courses plusieurs fois par semaine en vélo plutôt qu’une fois en voiture au supermarché (c’est possible à la retraite !), avoir un chien, … etc. : les idées ne manquent pas !, qui cherche finira par trouver … Pratiquer une activité physique augmente-t-il l’appétit ?C’est une question importante, car si cela était, l’augmentation de la ration calorique qui s’ensuit limiterait la perte de poids . En fait, cette croyance populaire est erronée, mais avec quelques aménagements : il faut savoir que la quantité et la qualité de l’alimentation qui suit un exercice physique, est différente selon le type d’exercice :-  Un exercice d’endurance prolongé (1 heure de vélo par exemple) ne modifie pas la quantité globale de ce que l’on va consommer au repas suivant ; Par contre, on apprécie plus volontiers les aliments riches en glucides et moins les aliments riches en graisses que si on était resté au repos . La palatabilité des aliments riches en acide citrique est augmentée (ils nous paraissent meilleurs au goût que quand n’a pas fait d’exercice)-  Un exercice physique intense durant plus d’1/2 heure supprime la sensation de faim pendant au moins 1 heure ; Un exercice intense plus prolongé peut supprimer cette sensation de faim pendant plusieurs heures, et libère de toutes façon de la sensation « d’envie de manger » pendant très longtemps (NB que la faim et l’envie de manger sont des sensations qui peuvent être différentiées, la deuxième étant souvent liée à une charge émotionnelle).

L’exercice physique prévient le diabète et ses complications
Dans la population générale, il a été montré qu’une activité physique d’endurance augmente d’environ 20% la sensibilité à l’insuline : le glucose pénètre ainsi 20% plus facilement dans les cellules, ce qui revient à dire que le pancréas a besoin de fabriquer 20% de moins d’insuline que chez quelqu’un de sédentaire . Ainsi, l’activité physique prévient le diabète de type II, c’est à dire celui qui est lié à une surcharge pondérale, ou bien à l’âge : la diminution du risque de présenter un tel diabète a été estimée à 58% dans une étude finlandaise conduite entre 1993 et 2000 .De plus, cette activité prévient l’insulino-résistance, qui correspond à la difficulté que présente l’insuline, chez certaines personnes, à faire entrer le glucose sanguin à l’intérieur des cellules. Or, cette insulino-résistance est directement liée à quantité de facteurs de risques cardio-vasculaires. Ainsi, l’activité physique va protéger tous les patients diabétiques, de type I comme de type II, vis à vis des complications du de cette maladie chronique. Le niveau d’activité recommandée est de 30 minutes par jour, 5 jours sur 7. Par contre, un diabétique traité qui se met tout d’un coup à pratiquer un exercice doit préalablement en parler à son médecin, car il risque de s’exposer à une hypoglycémie : il suffit en général de diminuer le traitement avant d’aller s’entraîner.

L’exercice physique réduit les risques d’angine de poitrine et d’infarctus
L’activité physique entraîne une diminution des facteurs de risque cardio-vasculaires :- Il diminue de près de 30% le taux de triglycérides, principalement après manger ; Or, il a été montré que cette élévation post prandiale est un important facteur de risque cardio-vasculaire (D’ailleurs, quand on élève facilement ses triglycérides après manger, on a plus facilement le coup de barre pendant la digestion ; Si c’est votre cas, méfiez-vous !) - Il augmente le taux de HDL cholestérol de O,10 gr/l en moyenne. Or, ce HDL Cholestérol est le « bon » cholestérol, celui qui est associé à une diminution du risque cardio-vasculaire.

- L’exercice physique améliore les paramètres de l’hémostase (c’est à dire de la qualité de la coagulation du sang), avec en particulier une diminution du fibrinogène : ainsi, le risque de thrombose (c’est à dire de boucher une artère ou une veine) est diminué.
- Enfin, il entraîne une augmentation du diamètre des artères, tout particulièrement des artères coronaires qui irriguent le cœur : le risque de boucher ces artères, et donc de souffrir d’angine de poitrine ou de faire un infarctus, s’en trouve donc considérablement réduit .- D’ailleurs, pour les malades qui ont déjà une artère de bouchée, que ce soit au niveau cardiaque ou au niveau des membres inférieurs, l’exercice physique permet le développement d’une circulation dite collatérale, qui consiste en la création de nouveaux vaisseaux qui vont petit à petit suppléer à la déficience de ceux qui sont occlus . La rééducation cardiaque des sujets victimes d’un infarctus tient compte régulièrement de tous ces phénomènes.  Attention tout de même : quand on n’a pas pratiqué de sport régulièrement depuis longtemps, il existe un risque de subir un infarctus pendant les premières semaines du réentrainement : ce risque est d’ailleurs majoré si l’exercice a lieu le matin, et pendant les 2 heures qui suivent.   Ainsi donc, les personnes présentant des facteurs de risque cardio-vasculaire (âge, tabagisme, diabète, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, alimentation carnée pauvre en poisson et en fruits et légumes, terrain oxydé, …) doivent préalablement consulter un médecin avant de se remettre à s’entraîner . Une épreuve d’effort sur bicyclette ergométrique pourra parfois être nécessaire pour lever le doute sur un risque éventuel.

L’exercice physique réduit les risques d’ostéoporose et de fractures
Il a été montré qu’une activité physique régulière prévient la déminéralisation osseuse liée à l’age, principalement chez les femmes et dans les 5 ans qui suivent la ménopause . Les exercices physiques recommandés dans ce cas, sont des activités en charge, provoquant des micro-chocs répétés sur les os : gymnastique, footing, corde à sauter ; j’ai dans ma clientèle 2 femmes de 55 et 60 ans qui s’entraînent à la corde à sauter environ 2 heures par semaine, et qui présentent les meilleures densitométries osseuses que j’aie jamais vue à cet âge .Ainsi, la pratique du vélo et de la natation ne sera pas aussi efficace, car ne provoquant pas ces micro-chocs répétés sur les os. D’ailleurs, la généralisation de l’utilisation des chaussures à semelles compensées n’est pas anodin : si leur utilisation est intéressante chez les personnes prédisposées à l’arthrose des membres inférieurs ou du rachis lombaire, elle présente par ailleurs l’inconvénient de favoriser le risque de fracture du col fémoral .En effet,  La solidité de l’os dépend non seulement de sa minéralisation, mais aussi de la bonne structuration des lignes de force qui le parcourent : sa solidité n’est donc pas la même partout, elle est renforcée aux endroits où il est le plus souvent sollicité ; Un os non sollicité, comme chez les cosmonautes par exemple, va se minéraliser de façon globale, sans lignes de force, et le risque de fracture est alors majoré même s’il n’est pas déminéralisé. Chez les personnes âgées qui ne peuvent plus pratiquer de sport, un entraînement physique adapté va diminuer de 30% en moyenne le risque de chute, et donc de fractures. Il faut privilégier les exercices améliorant la coordination musculaire, les réflexes et l’équilibre. L’activité la plus efficace semble être le Taï Chi, cette gymnastique douce d’origine chinoise : une étude effectuée en 1996, a proposé à 200 personnes de plus de 70 ans de pratiquer du Taï Chi pendant 15 semaines ; Une diminution des chutes spectaculaire de 47% a été constatée dans les 6 mois qui ont suivi ; Une autre étude effectuée chez 233 femmes de plus de 80 ans a constaté une diminution de 32% des chutes à 1 an, ce qui est tout à fait exceptionnel à cet âge. Mais l’activité physique avant 30 ans est elle aussi efficace : On sait que la densité minérale osseuse augmente jusqu’à un maximum à 30 ans, après quoi elle a tendance à diminuer progressivement tout au long de la vie ; Or, si cette densité maximale peut être obtenue par une alimentation optimale, l’exercice physique effectué pendant cette première partie de la vie est lui aussi fondamental ; Trop d’heures passées devant la télé et des jeux vidéos pendant l’adolescence, risquent donc de favoriser le risque de fracture … surtout 50 ans après !   Améliorer certains problèmes « rhumatismaux » : Dans le yoga, le Taï Chi ou les gymnastiques douces, les mouvements et les postures appropriées, vécues de façon conscientes et effectuées doucement, évitent ou parfois résolvent de nombreux problèmes de colonne vertébrale : les douleurs de scoliose, de cyphose, d’arthrose ou d’autres causes sont souvent aggravées par des contractures d’origine psychosomatique . Certaines vertèbres se « déplacent » toujours au même endroit, à force de prendre régulièrement de mauvaises positions . Améliorer son schéma corporel va alors permettre, en vivant notre corps de façon plus consciente dans la vie quotidienne, d’éviter de se bloquer le dos de façon répétitive . L’exercice physique n’augmente pas l’arthroseLa polémique a été lancée, car il a été constaté que les athlètes sportifs de haut niveau présentent un risque d’arthrose de genou et de hanche multiplié par 2 à 3 par rapport à une population témoin . Ce risque se trouve particulièrement chez les footballeurs, les coureurs sur longue distance, les pratiquants du rugby, du tennis, du volley sur terrain dur, et des sports de saut .Par contre, chez le sportif amateur, ce risque n’a jamais été retrouvé. De plus, certains sports sont protecteurs, même pratiqués à haut niveau : ce sont principalement le golf, la natation et le vélo, car ils améliorent la trophicité du cartilage .Par contre, un facteur de risque serait de commencer un sport de façon intense, à un âge assez avancé : si on n’est pas sportif, on ne peut s’y mettre à fond à 50 ans sans courir de risques, cette fois au niveau articulaire; Le bon sens nous invite à suivre des paliers de réentrainement très progressifs .  L’exercice physique améliore le profil hormonalDe nombreuses hormones voient leur taux se modifier de façon favorable à la santé, suite à la pratique d’une activité physique : l’hormone de croissance, les hormones thyroïdiennes, les hormones sexuelles, le cortisol, les hormones hypophysaires, les endorphines, la mélatonine, …
 
L’hormone de croissance
 Comme tout ce qui stresse le corps de façon brève, l’exercice physique induit la sécrétion d’hormone de croissance et de prolactine, et ce à tous les âges de la vie . L’hormone de croissance présente de nombreuses propriétés extrêmement utiles au bon maintien de la santé : ses effets regroupent de nombreuses propriétés de la force vitale auto-guérisseuse chère aux naturopathes ; Elle facilite en effet la régénérescence cellulaire à tous les niveaux, depuis la cicatrisation des tissus à la consolidation des fractures ; Elle favorise la désacidification tissulaire, et l’élimination des acides par les reins . De plus, cette hormone présente des propriétés lipolytiques, c’est à dire qu’elle fait fondre les graisses . Les exercices physiques qui font le plus secréter cette hormone sont les exercices intenses, qui font transpirer ; La sécrétion est d’ailleurs plus abondante si l’on s’hydrate régulièrement pendant l’effort. Pour maigrir vite, voilà encore un bon plan : Pratiquer un exercice physique intense, une heure 2 fois par semaine, tout en buvant abondamment ; Comme on a coupé l’appétit, rester ensuite à jeun jusqu’à ce que la vraie faim se fasse sentir : l’état de jeune stimule encore l’hormone de croissance ; On continue donc encore à maigrir une fois l’exercice terminé ; Ne pas se jeter ensuite sur le repas suivant : s’arrêter de manger dès que l’on a plus faim, tout simplement .


       
Les hormones sexuelles et la prévention des cancers hormono-dépendants
Si les taux globaux des oestrogènes sont peu modifiés par l’exercice, leur capacité de liaison à certains tissus à risques de cancer sont diminués ; Ainsi, on a pu prouver que la pratique d’une activité physique est un facteur protecteur des cancers hormono-dépendants, principalement le plus fréquent : le cancer du sein .Une étude norvégienne a suivi 25.000 femmes pendant 13 ans ; Celles qui consacraient 4 heures par semaine à des exercices pour garder la forme avaient un risque diminué de 37% par rapport aux femmes sédentaires . Le risque était aussi réduit en cas d’activité physique importante durant les heures de travail . La diminution du risque est d’autant plus nette que les femmes sont minces, et elle atteint 70% pour les femmes maigres .Pour les hommes non fumeurs, le risque d’apparition d’un cancer (prostate et colon principalement) est diminué par 2,4 chez les hommes qui marchent plus de 3,2 km par jour, comparativement à ceux qui marchent moins de 1,6 km.  Autres avantages :
L’exercice physique réduit les risques d’hypertension artérielle : Il réduit ce risque en favorisant globalement l’activité du système nerveux parasympathique : le sport augmente le tonus vagal .
C’est aussi la raison pour laquelle les personnes sujettes à de la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), vont se trouver améliorées par la pratique régulière d’un sport d’endurance ; Il leur faudra commencer très progressivement, mais elles peuvent espérer une réduction de 20 points de leur fréquence de base en 3 à 6 mois.

Concernant l’hypertension artérielle, il est courant de constater lors des tests d’effort, que la diastolique (le deuxième chiffre annoncé lors de la prise de la tension) s’abaisse juste après un simple effort, comme 20 flexions sur les cuisses . Un exercice régulier va ainsi favoriser la diminution de la TA ; Une pratique régulière permet à un hypertendu de se libérer d’un médicament dans 50% des cas environ . Une étude épidémiologique américaine effectuée chez 72.000 femmes a prouvé que l’exercice physique réduit les risques d’accident vasculaire cérébral ; L’activité retenue pouvait être aussi bien de la marche, du ménage que du sport ; Se trouver ainsi en activité physique 1 heure par jour diminue le risque de 20%, alors que 5 heures par jour le réduit de 50% ! L’exercice physique améliore les troubles gastro-intestinaux : Le fonctionnement intestinal, notamment colique, est optimisé : la marche notamment améliore le transit, tant chez les constipés qui accélèrent leur transit, que chez les diarrhéiques qui le ralentissent ; La plupart des exercices physiques d’endurance vont donc améliorer les sujets souffrant de colopathie fonctionnelle . De plus, le risque d’apparition d’un cancer du colon semble lui aussi diminué . L’exercice physique réduit le risque de cholécystectomie : On savait que la formation des calculs biliaires dans la vésicule est associée à l’obésité et aux régime avec perte de poids rapide . Or, quand ces calculs deviennent douloureux, il vaut mieux enlever la vésicule .  Selon une importante étude américaine, la pratique de 2 à 3 heures d’exercice physique par semaine réduit le risque de cholécystectomie d’environ 20%, quel que soit l’exercice . A l’inverse, la sédentarité accroît le risque : le fait de rester assis plus de 60 heures par semaine multiplie le risque par 2,3 !
 
Règles de base d’un exercice physique
Quel qu’il soit, on pratique l’exercice en trois étapes :
-         Une étape d’échauffement, qui active la circulation sanguine, échauffe les muscles et les tendons, et limite ainsi les risques de contractures, de claquage ou de tendinite . La durée de cet échauffement doit s’allonger avec l’âge, en moyenne 5 minutes de plus pour 10 ans d’âge supplémentaire ! : A 50 ans, on doit s’échauffer 15 minutes de plus qu’à 20 ans .
-         L’étape de l’activité proprement dite, où l’on veillera à une hydratation correcte afin de garder un niveau  de performance constant et de limiter les risques tendino-musculaires . Pour les exercices se prolongeant plusieurs heures comme la marche en montagne, il faudra veiller aussi à prévenir la survenue d’une hypoglycémie, en consommant régulièrement des sucres semi-rapides, comme des fruits secs par exemple.
-         L’étape finale de stretching est souvent négligée : elle consiste à effectuer des étirements sur tous les muscles qui ont été sollicités, afin de les vider de l’acide lactique et des toxines qui ont pu s’y accumuler pendant l’effort ; La récupération en sera facilitée, et on ressentira moins les courbatures du lendemain .
  
L’exercice physique et l’équilibre psychologique
  On sait que la pratique régulière d’une activité physique est associée en général (nous connaissons tous des exceptions) à un meilleur équilibre psychologique, à une meilleure gestion du stress, et à une diminution de ses conséquences psychosomatiques. A partir d’un certain âge, on a pu aussi prouver que la pratique d’une activité physique régulière limite le déclin cognitif : les capacités d’attention et de mémoire sont ainsi conservées plus longtemps .  A tout âge, la pratique régulière d’une activité physique est corrélée à un moindre niveau d’anxiété, et à un moindre risque de survenue d’épisodes dépressifs ; Concernant les personnes qui présentent des crises de tétanie ou de spasmophilie (les attaques de panique des anglo-saxons), le fait de se mettre à pratiquer régulièrement un exercice physique est un des meilleurs moyens pour accélérer la guérison. Mais l’exercice physique présente de nombreux autres avantages psychologiques :* Améliorer son schéma corporel : Beaucoup de personnes n’ont conscience de leur corps qu'à travers ses tensions et sa souffrance éventuelle . Inconsciemment, ce corps de douleur est alors logiquement rejeté dans l'oubli, et on ne peut même plus imaginer qu’il puisse être une source de plaisir . L'amélioration de notre schéma corporel et plus encore, la prise de conscience que notre corps peut être, à tous les âges, une source de plaisirs, a de grandes chances d'amener à terme une meilleure santé sur les plans physique et psychologique, et c’est là toute l’ambition de tous les exercices physiques, et en particulier de ceux induisant une relaxation corporelle . * la tête en vacances : Ce qui caractérise le sport, c'est qu’il permet d'être plus facilement à ce que l'on fait, « ici et maintenant », dans la conscience de son corps et du moment présent . On se rend compte d'une part combien celui-ci nous est étranger, et d'autre part combien l'exercice corporel agréable est la manière la plus facile de se libérer d’un mental si souvent ballotté passivement par mille pensées épuisantes ... : en pratiquant une activité physique et en développant sa conscience corporelle, on se met la tête en vacances !  * S’accorder un moment pour soi : Chaque semaine, ou même pour certaines personnes chaque jour, on peut ressentir le besoin de se faire du bien, de façon que l’on jugerait « égoïste » . En fait, l’équilibre de la vie doit se faire par une alternance juste entre les actes altruistes - travail, éducation des enfants, activité bénévole , ...- et des retours permettant une satisfaction personnelle . Savoir reconnaître ce besoin, et prendre par moment un peu de temps pour soi, permet par la suite d’être plus librement disponible pour notre travail ou pour nos proches. * S’amuser : Pratiquer du sport peut être l’occasion de s’amuser entre amis, de profiter de moments insouciants, de s’autoriser de redevenir un temps comme un enfant qui joue : pour les gens un peu trop  … pris par la vie, choisissez un sport ludique, par exemple un sport d’équipe ; Et surtout : ne vous prenez pas au sérieux ! L’essentiel n’est-il pas de jouer, de jouer juste pour jouer ?   Voici quelques exercices physiques moins connus, à visée plus relaxante pour un psychisme stressé :

Le stretching
le ménage musculaire : L'exercice physique, en contractant les muscles, entraîne la formation de toxines, et notamment d'acide lactique . Le stretching et le yoga travaillant au niveau de l'étirement musculaire, vidant les muscles de leurs déchets : leur étirement entraîne une bien meilleure vidange que leur contraction . Le sang et de la lymphe stagnant dans les tissus et chargés de toxines peuvent ainsi s’évacuer plus facilement .  L’étirement musculo-tendineux :  On ne devient pas souple en tirant brutalement sur un muscle ou sur une articulation : des tractions trop fortes ou trop brusques, comme celles que l'on effectue en gymnastique classique, risquent de provoquer au contraire des contractions musculaires réflexes . En stretching comme en yoga, l'étirement progressif et prolongé entraîne une réelle décontraction musculaire et fait même tache d’huile en favorisant la détente nerveuse, émotionnelle et mentale .

Les gymnastiques douces
 Il en existe plusieurs sortes ; En général, il s’agit de faire des mouvements de façon lente et progressive : il y a dans les gymnastiques douces une part de stretching, de travail en conscience souvent axé sur le rachis, et des exercices parfois un peu plus dynamiques mais restant très doux et respectueux du corps.

Le Yoga
 Le yoga est né en Inde il y a quelques milliers d'années ; Il a été transmis au départ de maître à disciple par les grands saints et sages qui souhaitaient apporter aux hommes un moyen de libération de leurs souffrances . Il se diffuse dans le monde entier depuis une cinquantaine d'années seulement .Le hatha yoga est la branche du yoga qui s'occupe des postures, mais le yoga ne doit pas être limité à une succession de postures comme une gymnastique, car ce serait le priver de sa plus grande valeur : il est reconnu traditionnellement comme un moyen de transformation aussi bien psychologique que physique . Pendant une séance de yoga, on prend doucement des postures bien précises, que l’on garde un certain temps tout en se concentrant sur la respiration et sur la détente corporelle.

Le Qi Gong
C’est une sorte de yoga, mais d’origine chinoise ; il se pratique de 3 façons :. Une partie statique, où l’on garde certaines positions de façon prolongée : ces positions étant susceptibles de provoquer des tensions musculaires, un des buts des exercices est justement d’éviter ces tensions en se concentrant sur la respiration et la détente musculaire et mentale .. Une partie dynamique, où l’on enchaîne des postures comme en yoga, . La différence vient d’une approche plus énergétique : il faut pratiquer ces exercices pour s’en rendre compte . Tout en restant le plus souvent sans tensions et sans efforts apparents, le Qi gong fait souvent transpirer abondamment .. Une partie plus méditative, contemplative, basée principalement sur des visualisations . Le travail sur les articulations : C’est une partie du travail en Qi gong : Il s'agit de mobiliser successivement toutes les articulations du corps, en mettant successivement toute notre conscience dans chacune, l’une après l’autre . Vous pouvez vous y entraîner juste après les explications qui suivent, c’est encore une technique qui améliore le schéma corporel :

Exercice. Aux membres supérieurs : effectuer simplement de douces rotations des poignets, puis des coudes, puis des épaules .. Placer toute son attention, toute sa conscience dans chaque articulation .. Imaginez puis ressentez ensuite spontanément une agréable chaleur dans ces articulations .. On peut aussi y imaginer une douce lumière : toutes nos articulations s’allument les unes après les autres !. Aux membres inférieurs, en position debout, faire des "ronds de jambe" en tournant les pieds, les genoux et les hanches .. De la même façon, on peut y placer une douce chaleur, et une sympathique lumière .. Au niveau du rachis, effectuer de douces rotations du cou, en portant toute son attention sur tous les mouvements, puis passer au dos, et enfin aux lombaires.
 
Le Taï chi chuann
Cette technique se conçoit de deux façons : soit en préparation aux arts martiaux où elle peut alors se pratiquer à deux, soit comme un Qi gong en mouvement . Il s’agit d’enchaîner des mouvements amples, souples, comme une danse où les ronds se suivent sans s’arrêter . C’est tout simplement très beau . L’accompagnement avec une respiration synchronisée favorise une grande concentration mentale, et met « la tête en vacances » de façon très efficace ; On ne peut rien dire d’autre : il faut le vivre ; Après quelque temps de pratique, on est comme « porté » par les mouvements qui se font au delà de notre volonté, et permettent un lâcher-prise extraordinaire sur les tensions aussi bien physiques que psychologiques .  En conclusion : Cet article vous a-t-il intéressé ? Gêné ou contrarié ? ou au contraire passionné ? Quelles réflexions tout cela vous inspire-t-il ? Faites le tour de telles ou telles personnes de votre entourage ou de votre clientèle : serait-ce bien pour elles si elles faisaient un peu d’exercice physique ? Et pour vous-même, quelles seraient vos préférences, vos possibilités ? …  Car le problème de notre monde sédentaire est bien là : On sait bien qu’il faudrait, que ce serait bien si …, mais on n’a pas le temps, pas la motivation, … ou plutôt : s’autoriserait-on à prendre le temps ? . . . et les années passent, et passent . . . En fait, des solutions sont probablement là, dans votre ville ou pas très loin ; Des renseignements peuvent se trouver dans chaque mairie . Parfois, il suffit de parler de ses souhaits à ses amis pour rencontrer les mêmes désirs, pour trouver une nouvelle motivation, et accéder ainsi à de nouveaux plaisirs … Parlons-en . Je vous souhaite un beau printemps à tous .            

Appel aux lecteurs : Si, suite à la lecture d’un article de notre revue, votre vie se trouvait améliorée d’une manière ou d’une autre, il nous serait très agréable de le savoir : communiquez-nous vos expériences, la guérison de maladies, etc.  D’une part, nous en ferions des articles qui profiteraient ainsi à tous, et d’autre part cela nous mettra du baume au cœur et nous encouragera dans notre tâche !

Docteur Gilles Pentecote
Formateur ARTEC dans le cycle Relaxation

 

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